3 livres qui ont changé ma vie


Comment être en paix avec soi et avec les autres


J’ai décidé de participer à l’événement interblogueurs d’Olivier Roland sur le thème "Les 3 livres qui ont changé votre vie” car

- j’aime partager des livres qui m’ont aidée à me construire

- et expliquer pourquoi et comment ils m’ont aidée.

- Enfin, j’ai trouvé l’idée amusante et j’aime m’amuser !

Pour être honnête, il m’a été difficile de choisir seulement 3 livres. J’ai voulu apporter une sélection qui fasse sens, qui soit cohérente. Par conséquent, j’ai choisi de vous présenter :

- La colère de Tich Nhat Hanh

- Les 4 accords toltèques de Don Miguel Ruiz

- Petit éloge de la gentillesse d’Emmanuel Jaffelin.


Le bonheur d’être soi, sans colère

Le livre de Tich Nhat Hanh, La colère, très facile à lire, m’a été offert par un de mes amis qui cherchait à me faire passer un message dans une période de ma vie où j’étais très en colère. Plutôt que de me dire les choses, il a préféré m’offrir ce livre. Et c’est vrai que, parfois, les messages passent mieux de cette manière.

Je vivais avec ma colère depuis des années. Elle était comme un boulet à ma cheville, elle m’empêchait d’avancer, de voir le présent et l’avenir avec un minimum de sérénité. Je savais pertinemment que j’étais en colère et que cela avait des impacts dans ma relation aux autres mais je vivais avec. Je me rendais compte que cette colère me faisait beaucoup de mal mais je ne savais pas comment la faire disparaître. J’ai accepté ce cadeau, j’ai lu ce livre. Et j’ai surtout compris que cela ne servait à rien de ruminer et que je me causais beaucoup de tort. Depuis, chaque jour, chaque instant, dès lors que je sens ma colère revenir, je me remémore les préceptes de Tich Nath Hanh et je me sens mieux. J’ai créé un mantra que je vous livre :


« Petite colère, tu es singulière et tu m’es familière ;

mais tu ne m’emmèneras pas dans ta galère ».

La colère - et son sous-titre Transformer son énergie en sagesse - parle des différentes formes que la colère prend, de ses origines et surtout comment accepter et apprivoiser cette colère. Dès la première page, le décor est posé : « Etre heureux, d’après moi, c’est souffrir moins » nous dit sagement Tich Nhat Hanh, maître bouddhiste vietnamien. Pour souffrir moins, nous devons entamer une transformation intérieure car le bonheur est intérieur et ne dépend pas des choses extérieures (richesse, pouvoir, position sociale…). Cette transformation passe notamment dans l’acceptation et l’apaisement de notre colère.

Tich Nath Hanh nous explique, à force d’exemples très concrets, comment calmer notre colère et la tourner en énergie positive, constructive. Il nous propose une méthodologie que chacun et chacune d’entre nous peut mettre très rapidement en œuvre. Ainsi, nous serons en paix avec nous-même et en paix avec les autres. C’est la clé de notre liberté. L’approche de Tich Nhat Hanh me semble originale car peu de livres traitent de la colère de cette manière. En général, les auteurs nous recommandent, à grands coups de « yakafokon », de « gérer nos émotions », sans trop nous dire comment faire.

Or, Tich Nath Hahn, lui, propose une vision sans jugement de valeur, pleine de tendresse et de douceur : pour transformer notre colère en sagesse, nous ne devons pas la nier mais l’apprivoiser. Et, au bout du compte, nous sortons de la lecture de ce livre apaisés et grandis.


La parole, pour vivre bien avec soi et avec les autres

C’est par hasard, dans une librairie au rayon développement personnel, que mon regard s’est arrêté sur Les 4 accords toltèques. Ce livre traite de la manière dont nous devons nous comporter dans la vie pour être bien avec soi et avec les autres autour de 4 règles que nous devrions mettre en œuvre pour trouver le bonheur et la liberté. J’ai tellement aimé ce livre si limpide que je l’ai offert, un Noël, à plusieurs membres de ma famille. A mon tour de faire passer des messages !

Les 4 accords sont : Que votre parole soit impeccable, Quoiqu’il arrive n’en faîtes pas une affaire personnelle, Ne faîtes pas de supposition et Faîtes toujours de votre mieux.

Je ne vais pas parler que d’un des 4 accords, « Que votre parole soit impeccable », parce que c’est celui qui me semble le plus important. Il éclaire les 3 autres mais c’est aussi le plus difficile à mettre en œuvre.

Je veille chaque jour à ce que ma parole soit impeccable, notamment, en tant que Psychologue du Travail, lorsque j’accompagne des personnes en souffrance. Même si je suis une « Empêcheuse de tourner en rond », ma parole ne doit pas heurter. Elle ne doit pas non plus aider mes clients à rester dans leur zone de confort. La parole impeccable se trouve dans un équilibre, entre douceur et brutalité, un équilibre pas toujours évident à trouver et surtout qui reste fragile.

Je suis très sensible aussi à la parole donnée, échangée, celle que mes patients ont reçue depuis leur enfance, celle qui a pu les dévaster ou au contraire les galvaniser. On imagine rarement quels dégâts la parole peut faire sur nos interlocuteurs, ni quelles montagnes elle peut aider à déplacer.

En outre, je suis très à l’écoute des mots utilisés qui, souvent, sont symptomatiques des pensées, ressentis, voire des ressentiments des personnes que j’accompagne. Quand un mot ou une expression m’interpelle, je reviens dessus et je travaille avec elles pour les aider à comprendre ce qui les amène à utiliser ce mot ou cette expression. Par ailleurs, il est important aussi qu’elles se réapproprient un langage plus doux pour elles. J’ai même instauré une règle. Certains mots et certaines expressions sont interdits lors de mes séances. En particulier, « oui mais » et « non mais » sont à bannir et mes clients doivent mettre un euro dans une tirelire à chaque fois qu’ils les prononcent. Ainsi, ils font beaucoup plus attention à ce qu’ils disent et surtout ce qu’ils pensent d’eux. Changer sa parole sur soi est un grand pas dans un changement de vie.

Je suis gentille et je l’assume !

J’aime la gentillesse et j’aime les personnes gentilles.

Le titre Petit éloge de la gentillesse sonne comme si « éloge » était antinomique de « gentillesse ». Pourquoi au XXIème siècle, faire l’éloge de la gentillesse ? Peut-être parce que, parfois, elle a disparu ? Peut-être parce que parfois elle est moquée ?

Emmanuel Jaffelin réussit merveilleusement à réhabiliter cette belle qualité qu’il nomme « vertu ». J’ai beaucoup aimé les évolutions dans l’Histoire de la perception de la gentillesse : selon les époques, de l’Empire Romain à nos jours, la gentillesse a été tantôt mise sur un piédestal, tantôt mise au pilori.

Qualité souvent trop vue comme un défaut par beaucoup de gens, à mes yeux, la gentillesse est une vraie force. Vous êtes gentil/le mais vous ne voulez ni le dire ni vous l’avouer. C’est bien connu : « trop bon, trop con ». Qui n’a pas regretté un jour d’avoir prêté de l’argent à un ami sans avoir pu en revoir la couleur ? Qui n’a jamais regretté d’avoir passé des heures à écouter une amie pleurer sur son sort et vous tourner le dos dès que ça va mieux ? J’ai souvent entendu dire des choses comme « je suis trop gentille, les gens ne me prennent pas au sérieux. » ou encore « je suis trop gentil, mes collègues me marchent sur les pieds, mon manager ne me respecte pas. » N’ayez pas honte d’être gentil/le. Ceux et celles qui pensent que c’est une faiblesse se trompent ! Car quoi de plus facile que d’être désagréable, méchant, irrespectueux ? Etre gentil/le demande souvent des efforts pour ne pas juger l’autre, essayer de comprendre ses comportements, accepter sa différence. Être gentil/le, c’est être ouvert/e au monde et à ses multiples richesses, c’est être capable de penser différemment, de s’ouvrir à d’autres manières de penser, de voir, de parler, de sentir. Être gentil/le, c’est être capable de dire à l’autre « oui, tu as le droit d’exister et je t’accepte tel/le que tu es ».


Finalement, ce qui importe, c’est d’être bien avec soi pour être bien avec les autres

Les 3 livres que je vous ai présentés se complètent car ils apportent un éclairage sur ce qui nous aide à nous construire et à construire des relations plus épanouissantes avec les autres, pour un vivre ensemble plus harmonieux.

Finalement, tout commence par soi. Savoir qui on est, ce qu’on veut, ce qu’on aime, connaître nos limites et le champ de nos possibles, c’est important pour soi et pour être capable de vivre avec les autres. C’est tout ce travail que je fais avec les personnes que j’accompagne. Je les aide à être en paix avec elles-mêmes, dans le cadre de leur vie professionnelle et, bien évidemment, le chemin parcouru a des répercussions positives dans leur vie personnelle, dans leurs relations aux autres.

Cet article participe à l’événement “Les 3 livres qui ont changé votre vie” du blog Des Livres pour changer de vie. J’apprécie beaucoup ce blog et un de mes articles préférés est celui-ci sur le livre intitulé Nudge. Le livre traite des « nudges » ou « coups de pouce » que nous pouvons apporter dans nos interactions avec les autres, en les incitant à prendre telle ou telle décision. Ce sujet se pose à moi de manière évidente en tant que psychologue du travail et coach professionnelle car il me pousse à me questionner sur ma pratique : comment donner « un coup de pouce » en douceur, dans le respect de l’intégrité de la personne que j’accompagne ? C’est aussi un livre qui porte sur la question du choix. L’article est clair, bien structuré et me donne envie de compulser le livre... même si j’ai l’impression qu’on peut y trouver beaucoup de généralités. Or, en tant que psychologue, je m’attache aux spécificités des uns et des autres, aux richesses individuelles, à tout ce qui fait la singularité d’une personne.


Maintenant, c’est à vous ! A vos plumes ! ou clavier d’ordinateur ! Dîtes-moi si vous avez lu ces livres, ce que vous en avez pensé. Ou dîtes-moi si vous avez envie de les lire. Partagez avec moi également vos coups de cœur en m’expliquant pourquoi ils vous ont aidés à vous construire.


Quel chemin allez-vous prendre ?

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