COVID-19 et VIE PRO​

En ces temps perturbés, nos vies, pro et perso, sont bouleversées.

En ces temps perturbés, c’est le moment idéal pour réfléchir sur sa vie pro. Car, une fois la pandémie terminée, rien ne sera plus jamais comme avant. Nous n’en sortirons pas indemnes. Alors, profitons de ce moment pour réfléchir à la manière dont notre vie professionnelle risque d’évoluer ou à la manière dont nous souhaitons qu’elle évolue.

Le confinement nous oblige à rester chez nous, pour nous protéger et protéger les autres. Pour celles et ceux qui le peuvent, le télétravail est de rigueur. Beaucoup d’entreprises en France peinaient à le mettre en place pour diverses raisons : budgétaires, problèmes d’équipements ou encore points de vue d’idéologie managériale. Là, elles ont été forcées d’instaurer un dispositif de télétravail. Mais le télétravail n’est pas le seul sujet.

Ce qui se passe aujourd’hui aura d’importantes répercussions sur bon nombre de nos modes de travail.

En effet, qu’est-ce que ça va impliquer à terme sur nos modes de travail ?

  • Nous ferons ou demanderons à faire plus de télétravail quand c’est possible pour, notamment, éviter les transports en commun et leurs lots de microbes et virus (nous n’accepterons peut-être plus que quelqu’un éternue ou tousse autrement que dans son coude).

  • En télétravail, nos journées seront alors plus longues, nous aurons le temps de faire plus de choses, pour le boulot et pour nous.

  • Plus de télétravail signifie aussi qu’il faudra réinventer un certain type de management, à distance, mais également les relations avec ses collègues, son manager…

  • Cela implique une utilisation renforcée des réunions à distance, par téléphone ou visio, pour éviter les transports et les dépenses de trajet.

  • Mais nous demanderons aussi moins d’open space où tout le monde se serre, où tout le monde change de bureaux sans que ceux-ci ne soient vraiment bien nettoyés.

  • Nous aurons peut-être une réticence à faire des bises et huggs, ou serrage de mains.

  • Nous instaurerons plus de distanciation sociale où il faudra respecter d’un bon mètre la « bulle » de chacun et chacune…

Dans ce contexte, ce sera aussi le moment de réfléchir sur la vie professionnelle qu’on veut.

Car, aujourd’hui, le confinement, qu’on le veuille ou non, implique un recentrage sur soi, sur sa cellule familiale.

Pas de transports.

Plus de temps avec ses enfants.

Plus de temps pour soi, pour lire, cuisiner, faire le ménage ou du rangement, regarder la télé, jouer à des jeux vidéos, faire de la musique, tricoter, coudre, jardiner… rêvasser, profiter du temps qui passe, baisser son rythme, arrêter de courir partout, tout le temps, arrêter de consommer le temps. Revenir à des « choses essentielles ».

Et les questions à se poser seront nombreuses :

  • Ai-je envie de perdre une heure, deux heures, trois heures… dans les transports en commun ?

  • Ai-je envie d’être entassé/e tous les jours dans ces mêmes transports en commun ?

  • Ai-je envie de passer plus de temps avec mes enfants ? mon chien ? mon chat ?

  • Ai-je envie de prendre plus de temps à prendre soin de moi ? des autres ?

  • Ai-je envie de continuer à faire des choses dont je ne saisis pas le sens ?

  • Ai-je envie de perdre mon temps dans des réunions sans fin et sans intérêt ?

  • Ai-je envie de continuer à me faire malmener par un management qui ne se préoccupe pas de moi, qui ne me connaît pas, ne sait pas quelles sont mes qualifications et compétences ?

  • Ai-je envie de bêtement appliquer ce qu’on me dit d’appliquer ?

  • Ai-je envie d’être tributaire de process complexes et compliqués et qui rendent le travail impossible ?

  • Ai-je envie d’une vie plus simple ? plus saine ? qui fait sens pour moi ?

  • Ai-je envie d’un meilleur équilibre entre ma vie au boulot et ma vie hors boulot ?

La liste de questions est longue. Et vous n’avez pas aujourd’hui toutes les réponses. Mais vous commencez à y réfléchir.

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